Gil Rigoulet

Mes jours

Paris, France

Gil Rigoulet démarre sa carrière de photographe dans la presse en 1975 et collabore pendant trois décennies avec de nombreux magazines de la presse française et étrangère. Il développe différentes séries au long cours, de la sphère intime à l’espace public.

A travers plusieurs séries en Polaroïd noir et blanc, il expérimente les altérations de la chimie des Polaroïds pour amener des images hors temps. Sa rencontre avec le monde relate une vision exubérante, spirituelle et pleine d'humour.  La street photography sera son premier discours mais son regard se portera également sur le monde des piscines, le temps et l’intime.

Dans une proximité continue qui lui est chère, Gil ouvre un dialogue avec différentes périodes de vie observées et ressenties. 


Contact: gilrigoulet.com | @gil_rglt | gil.rigoulet.photo@gmail.com

Économisez 20€ en achetant 2 tirages de cette série, 40€ en achetant les 3.

Gil Rigoulet, à propos de sa série

"Ces Polaroïds ont passé 20 ans dans une boîte. Ils content un dialogue à deux, des histoires intérieures, des histoires personnelles, une esthétique du quotidien. À travers le regard que je pose sur mon intimité quotidienne, je retrouve dans ces objets familiers, dans ces corps, la beauté éphémère des instants de vie."

DANS LES COULISSES

Polaroid 665 - Traitement des positifs

Le Polaroid 665 est un film noir et blanc instantané qui n'existe plus sur le marché aujourd'hui mais qui produisait, une ou deux minutes après l'exposition, une un positif (8,5 x 11 cm) et un négatif d'une finesse exceptionnelle. Le positif devait être recouvert de laque immédiatement après le développement afin de stabiliser le tirage et d'éviter l'oxydation. Les tirages non couchés s'oxyderaient autrement, perdant des tonalités dans les hautes lumières et bronzant dans les ombres.

En 2001, Gil décide de n'appliquer le revêtement que sur certaines parties de l'image. Il pose le bâton du fixateur avec un mouvement de main qui lui permet de choisir soigneusement la surface qu'il souhaite préserver. Au fil du temps, les zones non protégées commencent à disparaître progressivement, créant un jeu de traces et de formes qui se dissipent.

En 2023, ce processus d'oxydation dure depuis plus de 20 ans. Les positifs sont en constante transformation et continueront à s'estomper pendant une trentaine d'années avant de disparaître complètement. Tous les deux ans, Gil sort les originaux de leur boîte et les numérise pour documenter leur évolution. Ces images, uniques et éphémères de nature, remettent en question le discours quotidien selon lequel nous avons recours à la photographie pour figer des moments dans le temps.